Ça fait mal. Cette coupure sur ma cuisse.
Ça saigne encore un peu.
C'est juste assez profond sans pour autant être dangereux.
C'est de ta faute tout ça. C'est toi qui me fait ça.
Sans même le savoir. Sans même le vouloir.
Tu me détruis peu à peu. Je me détruis.
Pourtant on a tout pour être heureux.
On devrait être heureux.
Tu m'aimes, je le sais. Et je t'aime, trop.
C'est toujours la même chose, tu viens et disparais.
Tu prends mon corps et me laisse le cœur en miettes.
Tu me fuis encore et toujours.
Malgré tes regards sur mes cuisses lacérées.
Tu vois mais tu ne fais rien. Tu ne dis rien.
Tu as peur de moi, de ces sentiments.
Aujourd'hui c'est fini. Tu ne me reverra plus.
Me mutiler n'allège plus cette souffrance.
Une dernière blessure et tout ira bien.
Mon inutilité faite blog.
vendredi 17 mai 2013
mercredi 15 mai 2013
Life - Quatre ans
Il y a des anniversaires qu'on ne voudrait pas souhaiter.
Ceux dont on préférerait ne pas se souvenir.
Qu'on fait même tout pour oublier.
Des tristes anniversaires.
Peu de personnes peuvent le comprendre.
Dans mon entourage ils se comptent sur les doigts d'une main.
Ils ne me lisent pas ici de toute façon.
Je suis la seule à connaitre la date exacte.
C'est une annniversaire aussi douloureux que nécessaire.
Je l'accepte autant que je l'abhorre.
J'ai appris à vivre avec.
Je n'ai pas vraiment le choix.
Demain ça fera quatre ans.
Quatre ans et j'ai tellement changé depuis.
Encore cette année je vais y penser.
Le souvenir est encore trop vivace.
vendredi 10 mai 2013
Texte - L'attente
Cette attente. Celle qui ronge de l'intérieur. Celle qui te rend folle.
C'est ça qui me tue. Ne pas savoir.
Attendre une réponse. Une réponse qui peut changer toute une vie.
Une réponse dans laquelle on a placé trop d'espoir.
C'est ce que je subis en ce moment.
On me dit que tout ira bien. Que je vais être prise.
Mais je ne sais pas. Je doute de plus en plus.
Parce qu'après plus d'une semaine d'attente rien n'est sur.
Alors oui j'ai d'autres pistes. Mais bien moins intéressantes pour moi.
Après tout c'est quand même mon futur que je joue là.
Et plus le temps passe plus je me replie sur moi.
Plus je perds confiance.
Du coup je tente d'oublier.
Mais j'ai toujours cette petite voix dans ma tête.
En arrière plan à me souffler que j'ai tout fait foirer.
A me dire que je ne peux pas réussir.
C'est ça qui me tue. Ne pas savoir.
Attendre une réponse. Une réponse qui peut changer toute une vie.
Une réponse dans laquelle on a placé trop d'espoir.
C'est ce que je subis en ce moment.
On me dit que tout ira bien. Que je vais être prise.
Mais je ne sais pas. Je doute de plus en plus.
Parce qu'après plus d'une semaine d'attente rien n'est sur.
Alors oui j'ai d'autres pistes. Mais bien moins intéressantes pour moi.
Après tout c'est quand même mon futur que je joue là.
Et plus le temps passe plus je me replie sur moi.
Plus je perds confiance.
Du coup je tente d'oublier.
Mais j'ai toujours cette petite voix dans ma tête.
En arrière plan à me souffler que j'ai tout fait foirer.
A me dire que je ne peux pas réussir.
lundi 6 mai 2013
BlaBla - Déguisement
Sortir, mettre une robe, des talons, des bas, du maquillage.
Le tout juste pour aller voir même un pote.
Tout ça pour se sentir femme, pour se sentir sûre de soi.
Un déguisement.
C'est comme ça que je fonctionne. Je me déguise.
C'est autant une carapace qu'un déguisement d'ailleurs.
Une manière d'être inaccessible. De dresser une barrière entre moi et les autres.
Ça me rend forte.
C'est loin d'être sain. C'est loin d'être idéal.
Mais c'est la seule chose que j'ai trouvé.
La seule chose qui me protège un peu.
Alors je vais continuer.
La robe, le décolleté, les talons, le mascara, la lingerie.
Sortons.
Texte - Je suis
Je suis sous le charme. Comme toujours avec toi.
En quelques mots tu sais me séduire.
Et tu ne te lasses pas de m'ensorceler.
Je suis nue. Comme toujours avec toi.
Tu me déshabilles, me rends fragile, sans protection.
Tu ne peux t'empêcher de me découvrir.
Je suis fatiguée. Comme toujours avec toi.
Tu m'épuise physiquement et moralement.
Tu me pousses à bout avec un malin plaisir.
Je suis triste. Comme toujours avec toi.
Tu arrives à me faire pleurer en un claquement de porte.
Tu me laisses et tu t'échappes toujours.
Je suis seule. Comme toujours, sans toi.
En quelques mots tu sais me séduire.
Et tu ne te lasses pas de m'ensorceler.
Je suis nue. Comme toujours avec toi.
Tu me déshabilles, me rends fragile, sans protection.
Tu ne peux t'empêcher de me découvrir.
Je suis fatiguée. Comme toujours avec toi.
Tu m'épuise physiquement et moralement.
Tu me pousses à bout avec un malin plaisir.
Je suis triste. Comme toujours avec toi.
Tu arrives à me faire pleurer en un claquement de porte.
Tu me laisses et tu t'échappes toujours.
Je suis seule. Comme toujours, sans toi.
jeudi 18 avril 2013
Texte - Sextos
Mon téléphone vibre. Il est deux heures du matin.
Je n’ai même pas besoin de regarder l’expéditeur pour savoir qui c’est.
C’est lui. La nuit c’est toujours lui.
“J’ai envie de toi.”
Une seule de ses phrases suffit à m’embraser.
Je sais très bien comment va tourner cette conversation.
Pas la peine de lire les mots pour que j’ai déjà envie de lui.
Et pourtant on ne s’est jamais vu. Jamais réellement.
Mis à part quelques photos, souvent floues et mal cadrées.
J’imagine son corps comme je voudrais qu’il soit tout comme il le fait avec moi.
Il n’y a que les mots qui nous lient. Ces mots qu’il manie si bien.
Ce lien si fin qu’il pourrait se briser en un instant.
Et pourtant on y prend goût si facilement.
Deux trois échanges de sms plus tard je suis au bord de l’implosion.
Tout comme lui qui me réclame dans son lit.
Comme presque chaque soir.
J’hésite. Et si finalement l’acte n’était pas à la hauteur?
Et si finalement ce lien n’était que virtuel?
Dois je me contenter de cette douce frustration?
Je n’aime pas être déçue.
mercredi 10 avril 2013
Life - Avec des Si
Septembre 2002
Je lis Harry Potter à l’école des sorciers. Je ne compte même plus combien de fois je l’ai lu.
J’aimerais tellement recevoir cette lettre aussi, mais il est trop tard j’ai bientôt 12 ans.
Je le lis en écoutant cette chanson de Yannick, Avec des si.
Je suis sous ma couette ma lampe de chevet allumée avec les écouteurs de mon baladeur CD rivées sur les oreilles.
Je pleure. Je pleure en continue.
Pendant tout le livre que je dévore en deux heures, cette seule chanson tournant en boucle.
Comme une obsession. Je crois que je fais ça une fois par semaine.
C’est un besoin. C’est vital. Pour ne pas craquer.
Avoir onze ans c’est important comme dans le livre. Enfin pour moi en tout cas.
Plus qu’un mois et cette onzième année cauchemardesque sera finie.
Même si ça ne va pas changer grand chose.
C’est trop tard irréversible. Je ne suis plus une enfant.
Il y a une personne qui ne va pas me le souhaiter.
Ou si mais avec une carte postale impersonnelle.
En signant Papa, Chantal, Sarah.
Mais jamais plus rien ne sera comme avant.
Plus depuis qu’elle m’a dit ça. Je n’ai plus le droit de mettre un pied chez elle.
Parce que tu ne m’as pas défendu. Tu ne m’as pas entendu.
C’est elle qui compte. Celle avec qui tu t’es marié sans me prévenir quelques mois plus tôt.
Et parce que j’ai tort quoi qu’il arrive. Quand tu as 11 ans tu ne peux avoir raison.
Je le sais maintenant. Je sais qu’il faut se taire mais c’est trop tard.
De toute façon je n’y arrive pas. J’ai déjà mon caractère comme les autres disent.
Mais je n’ai pas le choix. Ce caractère c’est la seule chose qui me permet de tenir debout.
La seule chose qui me fait continuer malgré tout.
Parce que ça ne va nul part en fait. Mais tu ne le sauras jamais.
Cette musique m’empêche aussi d’entendre ce qu’il se passe chez moi.
Les cris. Les pleures de ma mère. Ses supplications.
Parfois ses gémissements de plaisir aussi mais ils se font de plus en plus rares.
Maintenant c’est surtout les cris. Les objets jetés contre le mur. Les baffes.
Il avait pourtant l’air si gentil au début. Avant qu’on emménage.
Même si son fils est là le week-end pour m’aider.
Mon frère lui ne fait rien. Il est là sans y être.
Enfermé à jouer à Final Fantasy ou faisant le mur pour fumer des joints avec ses potes.
Pourtant j’aurais eu besoin de lui. Ce soir ou j’ai encore laissé mon caractère agir.
Ce soir là ou je me suis retrouvée coller contre un mur.
Sa bouche à quelques centimètres de mon visage. Puant le pastis.
Une main me tenant fermement le cou et l’autre prête à frapper.
Si son fil n’avait pas été là...
Heureusement ma mère me croit elle.
Depuis il n’est plus là. Mais elle continue de pleurer. On appelle ça l’amour.
L’amour qui me fait la réconforter d’avoir quitté un mec violent et alcoolique.
Parce qu’elle est détruite elle aussi. Alors j’aide.
Ménage, cuisine, liste de courses, je fais comme je peux.
Mon livre ne ressemble plus à rien. Il y a des traces de larmes sur la plupart des pages.
Je lis encore et toujours. Pas seulement celui là. Beaucoup d’autres. Je dors peu.
Je retarde le moment de me coucher pour ne pas penser à la journée du lendemain.
Cette journée de collège. Le collège. La 5ème.
Le seul réconfort c’est d’être dans la classe de ma meilleure amie.
Mais je ne lui dis rien de tout ça. Elle n’a de toute façon que ses chevaux en tête depuis quelques temps.
Cette torture du matin et de la tenue que je vais pouvoir mettre.
Un pull large, très large, trop grand, un pantalon long et large aussi.
Il faut que je me cache c’est important.
Cacher ces formes. Ces formes qui font de moi un monstre.
Ces formes que j’essaye de cacher et de faire disparaître en même temps sans succès.
Mon surnom reste le même, “Gros seins”. Leur jeu d’essayer de les toucher continue.
Malgré les pulls, mes tentatives d’esquives et de fuites.
Le pire reste le cours de sport. Se retrouver dans la classe sport étude natation j’aurais pas pu trouver pire. Même le prof me regarde trop longuement à la piscine.
La seule chose que j’ai dans tout ça c’est les livres.
Eux seuls me permettent d’être heureuse.
Je ne peux pas ne pas lire. J’en ai besoin.
C’est ma seule bouffée d’oxygène dans cette vie.
Parce qu’avoir onze ans c’est vraiment pas facile tout les jours.
J’ai aussi la danse qui me permet de survivre. Mais ça c’est une autre histoire.
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