Je suis chez toi. Je suis vraiment chez toi.
On s'était pourtant interdit de faire ça.
Se retrouver seuls tous les deux, hors d'un lieu public.
Je suis tétanisée dans ton entrée.
Cette hésitation te fait te retourner pour me faire face.
Ce que je lis dans tes yeux m'embrase.
Tu t'avances vers moi doucement, tu prends mon visage dans tes mains.
Et doucement, très doucement, tes lèvres viennent se poser sur les miennes.
Ton baiser est tendre, léger. Tu te recules et me regarde.
Tu veux voir ma réaction. Et je me rends compte que tu as peur.
Tu n'as jamais fait ça. Tu es timide.
Je ne peux m'empêcher de te sourire.
Après quelques secondes qui paraissent une éternité, ton visage se rapproche encore du mien.
Cette fois-ci ta langue vient caresser mes lèvres. Je pousse un gémissement, malgré moi.
Ta bouche vient embrasser la mienne, mes lèvres s'entrouvrent et ta langue s'y engouffre.
Mon corps se tend et se rapproche du tien, mes mains s'accrochent à ton dos.
Lorsque notre baiser prend fin, notre souffle est coupé.
Incapable de soutenir mon regard tu baisses les yeux.
Lentement tes mains passent de mon visage à mon cou, puis mes épaules.
Je pousse un soupir. Ton contact me fait frissonner.
Tes mains continuent de descendre et s'arrête sur les boutons de ma chemise.
J'arrête de respirer pendant que doucement tu défais mes boutons un à un.
Tu m'embrasses le cou, les épaules, et tu descends sur mes seins.
Tes mains viennent les prendre pendant que tu passes ta langue le long de mon soutien-gorge.
Je reprends mes esprits et je commence à passer mes mains sous ton tee-shirt.
Tes mains et ta bouche se font plus pressées sur ma poitrine.
Tu fais glisser ma chemise sur le sol et tu me regardes enfin.
Je vois autant de peur que de désir dans tes yeux.
Nous sommes toujours dans ton entrée et je te pousse vers le canapé que je vois derrière toi.
D'abord surpris, tu en profites pour reprendre le contrôle et m'allonger.
Je t'enlève ton tee-shirt. Tu es sur moi, tu m'embrasses, ton corps contre le mien.
Je sens ta verge contre ma cuisse à travers ton jeans.
Tu descends doucement le long de mon ventre en de rapides baisers.
Tu déboutonnes ma jupe et la fais glisser le long de mes jambes.
Je porte des bas et un ensemble de lingerie noir, rien que pour toi.
Tu me regardes, interdit. Tu attends mon autorisation, je le sais.
"Je te veux. Prends-moi."
lundi 10 août 2015
mercredi 29 juillet 2015
Texte - Avec M. - Première partie
Ton livre. C'est la première chose que j'ai remarqué chez toi. Tu lis ce livre qui m'a tellement marqué, qui m'a fait pleurer, qui m'a fait sourire.
Ensuite ta barbe de 3 jours. Faussement négligée, je suis certaine que tu vas chez le barbier régulièrement.
Et tes yeux verts, concentrés sur ton livre.
Tu es tellement concentré que tu n'a même pas levé la tête quand je suis entrée dans ce café.
Tu as presque terminé, je n'ose pas t'aborder et je t'observe de loin.
Tu refermes ton livre, regardes ta montre, lèves la tête et regarde l'entrée en fronçant les sourcils.
Tu me penses en retard.
Je ne bouge pourtant pas et te laisses balayer le café des yeux, qui s'arrêtent sur moi quelques tables plus loin et s'illuminent.
Mon cœur s’accélère quand tu te lèves pour me rejoindre. Je n'ai encore jamais entendu ta voix et pourtant tu me déstabilises. Tu me déposes un baiser sur la joue. Ce seul contact fait frissonner tout mon corps. Tu t'en rends compte et t'assoies face à moi avec un sourire.
Des mois que nous discutons par écrans interposés, et là, face à toi, ma belle assurance se volatilise. Te connaissant je sais que tu es dans le même état.
Cette rencontre, nous l'attendions. Nous n'osions pas nous rencontrer, de peur de ce qui pourrait arriver.
Je porte un tailleur, je sais que c'est ce qui te plait. Tu as d'ailleurs mis une chemise juste pour moi. Je le remarque et ne peux m'empêcher de sourire.
"Ça fait longtemps que tu es arrivée ?"
"Quelques minutes seulement."
"Tu as commandé quelque chose ?"
"Non, pas encore..."
Nous savons tout les deux ce que cette réponse va entraîner. Rien ne nous retiens dans ce lieu. Tu te lèves et me tends la main.
"On y va, alors ...?"
Je sais que je devrais refuser. Tu sais que tu n'aurais pas du me le proposer.
Pourtant je me lève, je prends ta main et te laisse prendre les commandes.
Pendant que nous marchons, l'un contre l'autre, ta main serrant toujours la mienne, j'ai l'impression d'être ailleurs.
Et c'est sans le réaliser que je franchis le seuil de ta porte.
Je porte un tailleur, je sais que c'est ce qui te plait. Tu as d'ailleurs mis une chemise juste pour moi. Je le remarque et ne peux m'empêcher de sourire.
"Ça fait longtemps que tu es arrivée ?"
"Quelques minutes seulement."
"Tu as commandé quelque chose ?"
"Non, pas encore..."
Nous savons tout les deux ce que cette réponse va entraîner. Rien ne nous retiens dans ce lieu. Tu te lèves et me tends la main.
"On y va, alors ...?"
Je sais que je devrais refuser. Tu sais que tu n'aurais pas du me le proposer.
Pourtant je me lève, je prends ta main et te laisse prendre les commandes.
Pendant que nous marchons, l'un contre l'autre, ta main serrant toujours la mienne, j'ai l'impression d'être ailleurs.
Et c'est sans le réaliser que je franchis le seuil de ta porte.
mercredi 27 mai 2015
Texte - Lettre à Lui
Bonjour, toi.
On a jamais pu être ce qu'on aurait du.
Par lâcheté, faiblesse, peur.
Les mauvaises circonstances.
Un coeur ouvert, prêt à aimer.
L'autre fermé à double tour, prêt à blesser.
Tout est fini aujourd'hui. Tout.
Mais j'ai une dernière chose à te dire.
il y avait une constante dans notre relation.
Une seule, c'est que je t'ai toujours poussé.
Poussé à bout, poussé à te dépasser.
Encouragé à en faire toujours plus.
Toujours plus pour satisfaire mes attentes.
Alors même si je ne suis plus là, continues.
Comme si j'étais là, à attendre.
Là pour t'aider à grandir.
Et peut-être qu'un jour, qui sait, on se retrouvera, apaisés.
lundi 15 décembre 2014
Texte - Forcée
"Tu sais que tu es très sexy dans ce pyjama."
Ses mains se glissent sur ma nuisette, deviennent pressantes.
"Hum, je suis fatiguée."
Ses mains continuent de me caresser.
"Oh. Mais tu es vraiment très excitante comme ça."
Ses mains passent sous le tissus, touchant ma peau.
"Je veux dormir. Je suis vraiment crevée la."
Il se rapproche, sa bouche se pose sur ma nuque.
"J'ai vraiment très envie de toi."
Ses mains trouvent mes seins et se mettent à les malaxer.
"Arrête c'est désagréable. Laisse-moi dormir."
Il enlève enfin ses mains et s’éloigne de quelques centimètres.
"Bonne nuit alors..."
Il continue de me fixer mais le sommeil m'emporte.
"C'est dingue comme tu me fais de l'effet."
Il est sur moi, je ne peux pas bouger.
"Mais... quoi ? Je dors. Arrête."
Ses mains me déshabillent, j'essaye de me débattre mais il m’immobilise.
Il descends entre mes cuisses, ses doigts et sa langue m'envahissent.
"J'ai trop envie de toi."
"Arrête."
"Laisse-toi faire, je m'occupe de toi."
"Demain matin si tu veux mais laisse-moi dormir. Arrête."
Ses mains se glissent sur ma nuisette, deviennent pressantes.
"Hum, je suis fatiguée."
Ses mains continuent de me caresser.
"Oh. Mais tu es vraiment très excitante comme ça."
Ses mains passent sous le tissus, touchant ma peau.
"Je veux dormir. Je suis vraiment crevée la."
Il se rapproche, sa bouche se pose sur ma nuque.
"J'ai vraiment très envie de toi."
Ses mains trouvent mes seins et se mettent à les malaxer.
"Arrête c'est désagréable. Laisse-moi dormir."
Il enlève enfin ses mains et s’éloigne de quelques centimètres.
"Bonne nuit alors..."
Il continue de me fixer mais le sommeil m'emporte.
..........
Il est sur moi, je ne peux pas bouger.
"Mais... quoi ? Je dors. Arrête."
Ses mains me déshabillent, j'essaye de me débattre mais il m’immobilise.
Il descends entre mes cuisses, ses doigts et sa langue m'envahissent.
"J'ai trop envie de toi."
"Arrête."
"Laisse-toi faire, je m'occupe de toi."
"Demain matin si tu veux mais laisse-moi dormir. Arrête."
..........
Il ronfle. Il ronfle maintenant.
Et moi je ne dors pas. Je ne dors plus.
Je me sens sale, trahie, forcée.
mercredi 1 octobre 2014
Texte - Empreinte
Elle n'est plus là, ton empreinte.
Les marques que tu avais laissé sur mon corps ont disparues.
Peu à peu, j'ai fait peau neuve.
Il ne reste rien de toi sur mon corps.
Pourtant je la sens encore cette empreinte
Quand je regarde mon corps il m'arrive de la voir.
Je me réveille en sueur après en avoir rêvé.
Sentant tes mains autour de ma gorge.
Sentant tes mains autour de ma gorge.
Ton empreinte n'est plus mais ton emprise demeure.
Et parfois, elle me manque.
Et parfois, elle me manque.
vendredi 22 août 2014
BlaBla - Inutile
J'ai longtemps pensé que j’étais inutile.
Je me suis fait beaucoup de mal à le penser d'ailleurs.
Et j'ai fini par réaliser que c’était faux. Totalement faux.
Je n’étais pas inutile, au contraire, j’étais juste utilisée.
J'ai été femme trophée.
Celle qu'on exhibe en robe, talons et décolleté.
Parce que tiens je te présente, c'est un possible investisseur.
J'ai été celle qui rassure.
Celle avec qui on couche pour être sur qu'on aime sa copine.
Parce que c'est cool avec toi mais je l'aime vraiment en fait.
J'ai été le médicament.
Celle qui ramasse les morceaux après la peine de cœur.
Parce que tu es vraiment douce et que tes câlins me font du bien.
J'ai été la psy.
Celle qui rassure quand tu doutes de toi, de tout, de ta vie.
Parce que grâce à toi j'ai un peu plus confiance en moi maintenant, merci.
J'ai été la sexfriend.
Celle qui fait passer le temps en attendant une vraie histoire.
Parce que tu comprends, on est amis, pas plus, ça serait bizarre.
Alors non, je ne suis pas inutile.
Mais peut être que finalement, être utile n'est pas vraiment une bonne chose.
Peut être que finalement, je souhaite être inutile pour une fois.
Je me suis fait beaucoup de mal à le penser d'ailleurs.
Et j'ai fini par réaliser que c’était faux. Totalement faux.
Je n’étais pas inutile, au contraire, j’étais juste utilisée.
J'ai été femme trophée.
Celle qu'on exhibe en robe, talons et décolleté.
Parce que tiens je te présente, c'est un possible investisseur.
J'ai été celle qui rassure.
Celle avec qui on couche pour être sur qu'on aime sa copine.
Parce que c'est cool avec toi mais je l'aime vraiment en fait.
J'ai été le médicament.
Celle qui ramasse les morceaux après la peine de cœur.
Parce que tu es vraiment douce et que tes câlins me font du bien.
J'ai été la psy.
Celle qui rassure quand tu doutes de toi, de tout, de ta vie.
Parce que grâce à toi j'ai un peu plus confiance en moi maintenant, merci.
J'ai été la sexfriend.
Celle qui fait passer le temps en attendant une vraie histoire.
Parce que tu comprends, on est amis, pas plus, ça serait bizarre.
Alors non, je ne suis pas inutile.
Mais peut être que finalement, être utile n'est pas vraiment une bonne chose.
Peut être que finalement, je souhaite être inutile pour une fois.
vendredi 8 août 2014
Texte - Jetable
Je suis un vieil appareil photo jetable, ceux dont les photos sont comptées.
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1ère photo
Je suis une enfant. Je vois mon père pleurer parce que ma mère s'en va.
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2ème photo
Tu m'emmènes jouer au papa et à la maman dans le grenier. Personne ne peut nous entendre. Tu me fais me déshabiller, c'est comme ça que dorment un papa et une maman après tout.
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3ème photo
Tu mens. Tu mens pour ne pas avoir tort. Tu ne peux avoir tort, je suis une enfant et toi un adulte. Tu mens et décides de me sortir de ta vie.
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4ème photo
Je suis contre un mur, ta main serre ma gorge. Tu empestes l'alcool. Tu me menaces. Ton fils tente tant bien que mal de t'arrêter.
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5ème photo
"Pas la peine d'aller te maquiller. Tu ne pourras pas t'arranger de toute façon." Je ne nous supporte plus. La vie commune. La demande en mariage.
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6ème photo
Vampire. Tu es un vampire. En tout cas tu en es persuadé et tu vas me blesser autant que tu le peux. Première dépression.
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7ème photo
Tu t'en vas. Tu pars à des milliers de kilomètres. Juste assez de distance pour m'oublier et m'effacer de ta vie.
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8ème photo
Tu parades, une main dans mon dos, un grand sourire aux lèvres. Je suis ta femme trophée. Je suis la femme de ta vie, la future mère de tes enfants du moins en apparence.
Clic clac
9ème photo
Tu n'acceptes pas d’être tombé amoureux de moi. Apres tout je suis insupportable.
Clic clac
10ème photo
Une belle rencontre. Plus qu'une simple amitié, je t'aime vraiment, je fais beaucoup pour toi. Et malgré ça tu continues de me prendre et me jeter selon ton humeur.
Clic clac
11ème photo
Je suis incapable de tomber amoureuse de toi, peu importe mes efforts. Et pourtant j'aimerai tellement réussir à t'aimer.
Clic clac
12ème photo
Tu l'aimes. Tu l'aimes et je ne suis rien qu'une amie. Une amie avec des avantages mais rien d'autre. Et je ne serais jamais rien d'autre comme tu me le fais ressentir chaque jour.
Clic clac
13ème photo
Je ne suis que celle avec qui tu couches quand il n'y a personne d'autre. Je suis cette solution de facilité. Celle qui te dira toujours oui parce que tu sais que je ne peux pas te résister. Tu es bien plus important pour moi que tu ne le devrais.
Clic clac
14ème photo
Je me déteste, je me fais horreur. Et vous êtes incapables d’être là pour moi comme je suis là pour vous.
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10ème photo
Une belle rencontre. Plus qu'une simple amitié, je t'aime vraiment, je fais beaucoup pour toi. Et malgré ça tu continues de me prendre et me jeter selon ton humeur.
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11ème photo
Je suis incapable de tomber amoureuse de toi, peu importe mes efforts. Et pourtant j'aimerai tellement réussir à t'aimer.
Clic clac
12ème photo
Tu l'aimes. Tu l'aimes et je ne suis rien qu'une amie. Une amie avec des avantages mais rien d'autre. Et je ne serais jamais rien d'autre comme tu me le fais ressentir chaque jour.
Clic clac
13ème photo
Je ne suis que celle avec qui tu couches quand il n'y a personne d'autre. Je suis cette solution de facilité. Celle qui te dira toujours oui parce que tu sais que je ne peux pas te résister. Tu es bien plus important pour moi que tu ne le devrais.
Clic clac
14ème photo
Je me déteste, je me fais horreur. Et vous êtes incapables d’être là pour moi comme je suis là pour vous.
Combien de photo peut-il bien rester ?
samedi 21 juin 2014
Texte - Grisant
3 jours. 3 jours pour ressentir à nouveau cette sensation.
C'est comme dans mes souvenirs, c'est parfait.
Cette impression d’être là sans vraiment y être.
D’être loin de tout et en même temps de tout ressentir plus fort.
D’être très faible et en même temps indestructible.
C'est tellement grisant.
La première fois que je l'ai ressentie c’était il y a 11 ans.
J'avais 13 ans et pendant presque 3 ans je m'y suis raccrochée.
J'ai tenu 8 ans. 8 ans sans rechute. 8 ans sans y penser.
Je n'ai pas le droit de replonger, je ne veux pas replonger.
Je dois être plus forte que ça, je me le suis promis.
Mais c'est tellement grisant pourtant...
dimanche 1 juin 2014
Texte - Couteau
J'ai un rêve récurrent quand je vais mal.
Dans ce rêve je me plante un couteau dans le ventre.
Et aussi bizarre que ça puisse paraître, je suis heureuse.
Je me blesse et ça me fait du bien.
Je ne retrouve jamais le contexte, je crois qu'il change.
Le seul truc net et qui ne bouge jamais c'est ce couteau.
Ce couteau de cuisine immaculé qui s'enfonce dans mon ventre.
Et plus il s'enfonce, plus je me sens légère.
Parfois des gens sont près de moi mais aucun ne m’arrête.
Comme si c’était tout à fait normal, comme si ce n’était pas choquant.
C'est une scène longue et douce, presque comme une caresse.
Je me réveille toujours avec cette image en tête.
C'est limite envoûtant, obsédant, attirant.
Je sais que je ne dois pas le faire mais dans un sens j'en ai envie.
Moins ça va dans ma vie et dans ma tête et plus j'en ai besoin.
C'est pour quoi je dors loin des couteaux.
samedi 22 mars 2014
Texte - Quelques phrases
"Tu la quitterais pour moi ?"
Cette phrase que je n'arriverai jamais à dire.
Cette phrase qui me fait peur.
J'en connais trop bien la réponse.
Tu l'aimes. Je ne suis rien.
Je ne suis que du sexe et de la tendresse.
Ce qu'elle ne t'apporte plus.
Elle. Ta femme.
"On doit tout arrêter."
La phrase que j'ai choisi de te dire.
Pour ne pas dire l'autre.
Celle qui me fait autant souffrir qu'elle va me libérer.
On devait arrêter avant que j'en souffre.
C'est trop tard, ta présence me fait mal.
Presque autant que ton absence.
Tu es toujours avec elle.
"Je serais toujours là pour toi."
C’était ma dernière phrase.
Celle qui montre mon masochisme.
Celle qui te fait reprendre contact même si j'en souffre.
Elle me montre ton égoïsme.
Ça me fait aussi espérer plus que ce que tu me donnes.
Je sais que tu souffres aussi dans l'histoire.
Mais tu n'es pas seul, contrairement à moi.
vendredi 21 février 2014
Texte - Disparaitre
Je disparais. Peu à peu.
C'est du moins l'impression que j'ai.
Comme si vous m'effaciez de vos vies.
Ce que j'ai fait avec d'autres pour mon bien.
Vous êtes en train de le faire avec moi.
C'est très léger pour l'instant.
Toujours autant de messages, de discussion.
Mais beaucoup moins de confidences.
Comme si je n'en étais plus digne.
Je continue à venir vers vous pourtant.
Je ne suis pas prête encore.
C'est beaucoup trop douloureux.
J'ai encore besoin de vous un peu.
Mais promis, je vais arrêter de vous harceler.
Je vais disparaître. Comme je le fais si bien.
C'est du moins l'impression que j'ai.
Comme si vous m'effaciez de vos vies.
Ce que j'ai fait avec d'autres pour mon bien.
Vous êtes en train de le faire avec moi.
C'est très léger pour l'instant.
Toujours autant de messages, de discussion.
Mais beaucoup moins de confidences.
Comme si je n'en étais plus digne.
Je continue à venir vers vous pourtant.
Je ne suis pas prête encore.
C'est beaucoup trop douloureux.
J'ai encore besoin de vous un peu.
Mais promis, je vais arrêter de vous harceler.
Je vais disparaître. Comme je le fais si bien.
samedi 1 février 2014
Texte - Je l'ai voulu
Je l'ai voulu.
Je l'ai tellement voulu.
Je ne demandais que ça.
C’était si bien parti.
D'abord cette envie de se connaitre.
Celle qui nous faisait nous écrire du matin au soir.
Ces messages ou on se racontait tout et rien.
Ces messages dont on ne pouvait se passer.
Puis ce désir quand on s'est enfin vus.
Nos lèvres qui se cherchent, fébriles.
Nos mais qui deviennent de plus en plus avides.
Nos corps qui s'unissent.
Et enfin notre entente.
Nous étions sur la même longueur d'onde souvent.
On se comprenait la plupart du temps.
Même nos défauts étaient complémentaires.
Mais ça n'a pas marché.
Je m'en veux tellement.
Je l'ai voulu pourtant.
T'aimer.
Je l'ai tellement voulu.
Je ne demandais que ça.
C’était si bien parti.
D'abord cette envie de se connaitre.
Celle qui nous faisait nous écrire du matin au soir.
Ces messages ou on se racontait tout et rien.
Ces messages dont on ne pouvait se passer.
Puis ce désir quand on s'est enfin vus.
Nos lèvres qui se cherchent, fébriles.
Nos mais qui deviennent de plus en plus avides.
Nos corps qui s'unissent.
Et enfin notre entente.
Nous étions sur la même longueur d'onde souvent.
On se comprenait la plupart du temps.
Même nos défauts étaient complémentaires.
Mais ça n'a pas marché.
Je m'en veux tellement.
Je l'ai voulu pourtant.
T'aimer.
lundi 27 janvier 2014
Texte - Baignoire
Tout préparer, avec soin.
Des bougies et de la musique pour l'ambiance.
Remplir la baignoire,le plus possible.
Je n'ai jamais beaucoup aimé les bains.
Pourtant ce soir je regarde le niveau de l'eau monter avec impatience.
Je m'y glisse même avant la fin.
J'attends que l'eau soit assez haute.
Je l’arrête quand elle a enfin recouvert mes seins.
Je suis bien, au chaud, au calme.
C'est ma dernière soirée ici.
Je me devais d'en faire quelque chose de spécial.
Le bain est en train de dissiper tout mon stress.
Je respire lentement, je suis concentrée.
Je ferme les yeux et je répète ces gestes appris par cœur.
Si je fais la moindre erreur, je ne pourrais plus revenir en arrière.
Je regarde à nouveau le plafond.
Je laisse tomber mes bras dans la baignoire.
La musique m'emplit.
Toute cette pression s'évanouit.
Elle s'évanouit tout comme moi.
Pendant que la baignoire vire rouge sang.
Adieu.
mardi 30 juillet 2013
Texte - J'ai mal
J'ai mal.
Une douleur lancinante et destructrice.
Celle qui ravage tout sur son passage.
Je ferme les yeux et plus n'existe à part elle.
Je me fixe dessus et la laisse m'envahir.
Elle est moi.
Et bizarrement elle m'apaise.
Elle me rappelle que j'existe vraiment.
Alors je l'aime un peu cette souffrance.
Je l'aime et je l’apprivoise.
Elle est moi.
Elle est toujours là, en veille.
Je la sens toujours à l'affût.
Peu importe sa provenance.
Ce qui compte c'est son ivresse.
Elle est moi.
Je la contrôle jusqu'à perdre pied.
La chute est plus violente, plus salvatrice.
Elle s'impose à moi dans son intensité.
Je n'existe plus que pour ce ressenti.
Elle est moi.
J'ai mal.
Une douleur lancinante et destructrice.
Celle qui ravage tout sur son passage.
Je ferme les yeux et plus n'existe à part elle.
Je me fixe dessus et la laisse m'envahir.
Elle est moi.
Et bizarrement elle m'apaise.
Elle me rappelle que j'existe vraiment.
Alors je l'aime un peu cette souffrance.
Je l'aime et je l’apprivoise.
Elle est moi.
Elle est toujours là, en veille.
Je la sens toujours à l'affût.
Peu importe sa provenance.
Ce qui compte c'est son ivresse.
Elle est moi.
Je la contrôle jusqu'à perdre pied.
La chute est plus violente, plus salvatrice.
Elle s'impose à moi dans son intensité.
Je n'existe plus que pour ce ressenti.
Elle est moi.
J'ai mal.
lundi 15 juillet 2013
Texte - Sens
Tu me touches.
Tes mains parcourent mon corps.
Elles savent faire vibrer mes cordes sensibles.
Tu me goutes.
Ta langue touche mes lèvres.
Elle est avide, experte et me donne de plaisir.
Tu me sens.
Ton nez s'emplit de mon odeur.
Il s'enivre de ce parfum de sexe et de sueur qui me couvre.
Tu me regardes.
Tu me dévores de ton regard perçant.
Tes yeux pleins de désir transpercent mon âme.
Tu m'écoutes.
Tes oreilles s'emplissent de nos gémissements.
Attentives aux moindres suppliques que je t'adresse.
dimanche 16 juin 2013
BlaBla - Un papa, une maman
Un papa et une maman.
Le slogan de ceux qui refusent le mariage pour tous.
Ce slogan me fait horreur. Réellement.
Alors oui j'ai une mère et un père. Certes.
J'ai un père. Mais pas un papa.
Je ne peux pas dire ça. Mon père m'a laissé tombé très tôt.
J'avais 11 ans. J'avais 11 ans et il a choisit ma belle-mère.
Il l'a choisit et a coupé les ponts.
Pour moi j'ai été élevé par ma mère. Seulement par elle.
Parce que c'est à l'adolescence qu'on devient ce qu'on sera plus tard.
C'est à ce moment crucial de la vie qu'on se construit.
Il n'a pas été là. Ma mère oui.
Elle a eu du mal. Ça n'a pas été facile.
J'ai mal vécu cet abandon paternel.
J'ai souffert, l'anorexie, l'agoraphobie, la peur de tout.
J'ai séché les cours, je m'enfermais dans mes livres.
Alors c'est peut être con à dire mais j'aurais préféré avoir deux mamans plutôt qu'une seule.
Parce que je lui en ai fais baver et mon frère encore plus.
Parce qu'en plus de travailler pour le SMIC elle devait s'occuper de beaucoup.
Qu'elle aurait bien eu besoin d'aide.
Qu'elle aurait eu besoin de plus de soutien.
Oui il y a eu des hommes dans sa vie.
Des connards pour la plupart, qui ont profité d'elle.
J'étais là pour ramasser les morceau. J'étais là pour prendre le relai.
J'ai grandi plus vite, trop vite. Je n'ai pas pu profiter.
Mon insouciance je l'ai perdu à 11 ans.
Alors oui c'est con à dire mais jamais je ne nierais le droit à quelqu'un d'avoir deux parents.
Que ce soit un couple homosexuel ou hétérosexuel.
Le plus important c'est l'amour.
Et vu la difficulté pour un couple homo d'avoir un enfant à l'heure actuelle de l'amour ils en ont à revendre.
Le slogan de ceux qui refusent le mariage pour tous.
Ce slogan me fait horreur. Réellement.
Alors oui j'ai une mère et un père. Certes.
J'ai un père. Mais pas un papa.
Je ne peux pas dire ça. Mon père m'a laissé tombé très tôt.
J'avais 11 ans. J'avais 11 ans et il a choisit ma belle-mère.
Il l'a choisit et a coupé les ponts.
Pour moi j'ai été élevé par ma mère. Seulement par elle.
Parce que c'est à l'adolescence qu'on devient ce qu'on sera plus tard.
C'est à ce moment crucial de la vie qu'on se construit.
Il n'a pas été là. Ma mère oui.
Elle a eu du mal. Ça n'a pas été facile.
J'ai mal vécu cet abandon paternel.
J'ai souffert, l'anorexie, l'agoraphobie, la peur de tout.
J'ai séché les cours, je m'enfermais dans mes livres.
Alors c'est peut être con à dire mais j'aurais préféré avoir deux mamans plutôt qu'une seule.
Parce que je lui en ai fais baver et mon frère encore plus.
Parce qu'en plus de travailler pour le SMIC elle devait s'occuper de beaucoup.
Qu'elle aurait bien eu besoin d'aide.
Qu'elle aurait eu besoin de plus de soutien.
Oui il y a eu des hommes dans sa vie.
Des connards pour la plupart, qui ont profité d'elle.
J'étais là pour ramasser les morceau. J'étais là pour prendre le relai.
J'ai grandi plus vite, trop vite. Je n'ai pas pu profiter.
Mon insouciance je l'ai perdu à 11 ans.
Alors oui c'est con à dire mais jamais je ne nierais le droit à quelqu'un d'avoir deux parents.
Que ce soit un couple homosexuel ou hétérosexuel.
Le plus important c'est l'amour.
Et vu la difficulté pour un couple homo d'avoir un enfant à l'heure actuelle de l'amour ils en ont à revendre.
Texte - Fragile
Fragile. Minuscule. Insignifiante.
C'est comme ça que je me sens quand tu me prends dans tes bras.
Quand tu me sers fort, ma taille disparaissant, se fondant contre ton corps.
Forte. Intouchable. Complète.
C'est aussi comme ça que je me sens, blottis contre toi.
Dans la chaleur de ton corps, la douceur de ta peau, la fermeté de ton étreinte.
Je suis tout ça en même temps avec toi.
Je voudrais tellement que ces sensations ne disparaissent pas.
Et pourtant tu dois me lâcher pour que je devienne forte, seule.
mercredi 29 mai 2013
Texte - Bébé
"Tu me manques bébé."
Ce genre de sms qui m'énerve tellement.
Comme si j'étais ton bébé. On se voit une fois par semaine et encore.
Ce genre de sms qui te rappelle que tu n'es rien.
Oui parce que je sais que c'est pour ne pas te tromper. Que tu en as plusieurs.
"On se voit ce soir bébé?"
A combien de filles différentes l'as-tu envoyé ce soir?
Je ne sais pas qui tu crois encore pouvoir berner comme ça.
Parce qu'on le sait toutes. Et pourtant on continue de te voir.
Il semblerait que ne pas nous respecter te rende désirable.
"C'était bien bébé. Je te veux encore."
Oui évidemment j'ai craqué. Je me sens sale, seule maintenant.
Je ne dois, plus jamais, je mérite bien mieux que ça.
Parce que même si tu n'es pas un connard, je ne suis rien.
Tu es adorable avec moi mais comme avec toutes les autres.
"Alors bébé tu ne réponds pas?"
Je ne suis pas ton bébé.
Ce genre de sms qui m'énerve tellement.
Comme si j'étais ton bébé. On se voit une fois par semaine et encore.
Ce genre de sms qui te rappelle que tu n'es rien.
Oui parce que je sais que c'est pour ne pas te tromper. Que tu en as plusieurs.
"On se voit ce soir bébé?"
A combien de filles différentes l'as-tu envoyé ce soir?
Je ne sais pas qui tu crois encore pouvoir berner comme ça.
Parce qu'on le sait toutes. Et pourtant on continue de te voir.
Il semblerait que ne pas nous respecter te rende désirable.
"C'était bien bébé. Je te veux encore."
Oui évidemment j'ai craqué. Je me sens sale, seule maintenant.
Je ne dois, plus jamais, je mérite bien mieux que ça.
Parce que même si tu n'es pas un connard, je ne suis rien.
Tu es adorable avec moi mais comme avec toutes les autres.
"Alors bébé tu ne réponds pas?"
Je ne suis pas ton bébé.
lundi 27 mai 2013
Texte - Je ne suis pas
"Pour S.
Je t'aime. Je t'aime plus que je ne peux te le montrer, plus que je ne peux te le dire.
Alors je t'écris. Je t'écris ce que je ressens mais que tu continues à nier.
Et pourtant tu le vois. Tu ne peux pas ne pas le voir.
Parce que moi je ne vois que toi. Seulement toi. Toujours toi.
Parce que tu es derrière chaque geste, chaque mot, chaque pensée.
Tu m'inspire, tu me fais vivre. Sans toi tout devient insipide.
Quand on est ensemble le temps n'a plus d'emprise, le monde se fige.
Mon corps et coeur deviennent légers. Ta présence me sublime.
Et nos corps se fondent l'un dans l'autre. On s'embrasse, on s'embrase.
Pourtant tu luttes. Encore et toujours.
Parce que je ne suis pas un homme.
Parce que tu n'es pas comme moi.
Ta tendre L."
lundi 6 mai 2013
BlaBla - Déguisement
Sortir, mettre une robe, des talons, des bas, du maquillage.
Le tout juste pour aller voir même un pote.
Tout ça pour se sentir femme, pour se sentir sûre de soi.
Un déguisement.
C'est comme ça que je fonctionne. Je me déguise.
C'est autant une carapace qu'un déguisement d'ailleurs.
Une manière d'être inaccessible. De dresser une barrière entre moi et les autres.
Ça me rend forte.
C'est loin d'être sain. C'est loin d'être idéal.
Mais c'est la seule chose que j'ai trouvé.
La seule chose qui me protège un peu.
Alors je vais continuer.
La robe, le décolleté, les talons, le mascara, la lingerie.
Sortons.
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